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Universitaire

Éric Lysøe est professeur de littérature comparée à l’Université Blaise-Pascal (Clermont-Ferrand II), après avoir enseigné à Angers, à Oran, à Casablanca, au Caire, à Rennes , à Lannion, à Mulhouse  et à Bologne. Auteur de fictions et spécialiste du fantastique, il a publié de nombreux essais sur des auteurs américains, anglais, français ou belges : Les Kermesses de l’Étrange (Nizet, 1993), Les Histoires extraordinaires, grotesques et sérieuses d’Edgar A. Poe (Gallimard, 1999), Les Voies du silence : E. A. Poe et la perspective du lecteur (P.U.L., 2000), Le Diable en Belgique (C.L.U.E.B., 2001), Erckmann-Chatrian au carrefour du fantastique (P.U.S., 2004), Ombre et lumière dans la poésie belge et suisse de langue française (avec Peter Schnyder, P.U.S., 2007). Spécialiste réputé de la littérature belge, il a récemment édité et annoté un manuscrit anonyme du xviiie siècle, dû à un véritable prédécesseur de Charles de Coster et de Jean Ray : Le Voyage à Visbecq (Anacharsis, 2007). Le quatrième volume de sa monumentale anthologie, Littératures fantastiques. Belgique, terre de l'étrange, paraîtra en février 2010. Il a obtenu en 2004, le Prix du Rayonnement des lettres belges à l’étranger pour l’ensemble de son œuvre critique.


Compositeur

Éric Lysøe suit des études musicales au Conservatoire d’Angers, où il travaille sous la direction d’André Isoir, et à l’Université de Tours, en musicologie. Compositeur de jazz tout d’abord, il remporte en 1979, avec Le Dit de la Mort enjôleuse, pour chant, guitare, basson, flûte et piano, le Premier Prix (Région Pays de la Loire) du Concours de la Nouvelle Chanson française organisé par le mouvement À cœur joie. Il écrit pour diverses formations de chambre (Aux portes de Marduk, 1977, Cycles Carnavalesques, 1979), avant de s’orienter vers la musique électro-acoustique et de monter plusieurs moments musicaux – dont la Célébration de la 14e nuit sur le texte du Bardo Thödol, œuvre pour piano, piano électrique, percussions et bandes magnétiques (1980). Son écriture exigeante déroute le public et pose de grandes difficultés d’exécution aux interprètes. De sorte qu’après une ultime création (Montserrat, musique de scène pour la pièce d’E. Roblès, Oran, 1984), il abandonne la composition pour se consacrer entièrement à la recherche littéraire. Il ne reviendra à la création musicale que vingt ans plus tard, à la demande de Ruggero Campagnoli qui lui propose de mettre en musique son Don Giovanni Tenorio da Napoli. Il en tirera une triple suite concertante en 15 mouvements, témoignage d’une verve évidente et d’une inspiration retrouvée. Un disque, paru en 2006 (Sonate Piano - Violoncelle, Die Wahlverwandtschaften Quintett, etc.) atteste de ce retour en grâce de la musique. La région de Clermont-Ferrand où il s’est fixé récemment a inspiré à Éric Lysøe une Petite Symphonie auvergnate pour orchestre à cordes ainsi que plusieurs œuvres de musique de chambre dont Étrange Éclipse, pièce créée le 27 novembre 2009.